Découvertes gallo- romaines

mercredi 9 janvier 2013
par  Jean Marie Richon
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Monnaies

En 1975, Monsieur Serin , historien local et passionné par la recherche des origines du village, a été attiré par une parcelle de terrain dans le jardin de son voisin , Monsieur Gay Jean-François.

Ils entreprirent de commencer des fouilles superficielles sous la conduite d’un expert.

Cette parcelle est située à côté du presbytère , à quelques encablures de la vaste nécropole où furent découvert les fours gaulois et la fabrique de poteries, des trésors qui confirmèrent l’ancienneté du site de Lagruère.

Voici ce qu’écrit en 1984 , Monsieur Cadenat Pierre, archéologue bien connu dans le recueil des chroniques archéologiques : des parties de murettes construites avec du matériel de moindre qualité furent en effet mises à jour, faisant apparaître un bassin de 4M10 X 3M70 et profond de 4OCM. ce bassin isolé, n’avait aucun lien avec une quelconque autre structure.

La fouille toute superficielle n’ayant pas été étendue, l’intérêt de la découverte serait bien mince si ne s’y étaient trouvés en même temps , autour et à l’intérieur, la monnaie et les tessons qui vont être décrits.

La monnaie:C’est un sesterce de Trajanquifut trouvé en très bon état de conservation avec une légère patine verte.

Trajan a régné de janvier 98 àà août 117 de notre ère.. La pièce date de son cinquième consulat (103-112).

Les sigillées : Six fragments d’un même vase, du potier Florus, permettent d’analyser le décor composé de festons palmés, d’un oiseau tourné alternativement vers la gauche et vers la droite et d’un lièvre poursuivi par un chien. Chaque animal est séparé par une houppe végétale. des traits divergents, figurent sans doute l’herbe.

l’estampille FLOR avec lettres en relief de 3mn de haut est inscrite dans un rectangle allongé de 18x5mn ; Florus est un potier de Montans de la fin du 1er siècle qui n’est connu dans la vallée de la Garonne que par un petit nombre de marques.

Les fouilles mirent également à jour une deuxième marque de ce même potier libellé FLORI. Une autre marque LS.CRE est apposée sur le fond d’un vase de forme inconnue. Le potier Chrésimus appartient à une grande fabrique tarnaise qui a travaillé à l’époque de Vespasien un peu plus tôt que Florus.

Bien d’autres tessons furent analysés. voici la liste des décors examinés : personnage masculin tenant une massue hampe végétale, guirlande bifoliée, feuilles d’eau raccordées à la barbotine , coeurs et arceaux , tiges pointillées....

Monsieur Pierre Cadenat conclut en faisant remarquer que toutes ces trouvailles concordent pour dater ce site du IIe siècle de notre ère, qui fut pour la région une période heureuse et prospère. Elles attestent aussi la présence d’un habitat assez dense et donnent une idée du niveau de vie d’une certaine classe de la société. Probablement se trouvait à cet endroit privilégié, sur la terrasse dominant la Garonne, une villa gallo-romaine et sans doute un modeste établissement thermal dont les canalisations auraient été retrouvées lors du percement du canal latéral en 1840.

A cette date , tesson de céramique, médailles et bijoux furent recueillis mais perdus.On dit que quelques résidus seraient au musée d’Agen.

La villa en question avec ses nombreuses dépendances (granges, fours, forges, cuves, bains,..) fut vraisemblablement détruite lors desinvasions et disparut en même temps que la célèbre ville Ussubium, qui fut le siège incontestable des autorités administratives et religieuses, en même temps qu’un port important où aboutissait un bras de la voie romaine au lieu dit "la Touche" au Mas D’agenais.

Jean Marie RICHON le 9 janvier 2013


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